
Retraite : pourquoi être trop conservateur peut vous coûter des millions
Vivre sa retraite : l’erreur « sécuritaire » qui peut vous coûter des millions
Quand nous analysons la situation d’un retraité, il y a un réflexe que nous avons presque toujours.
Nous ne commençons pas par parler de placements.
Nous ne commençons pas par parler de volatilité.
Nous faisons un calcul.
Simple. Mais révélateur.
Et très souvent… il change complètement la perception du risque.
Ce qu’on pense être risqué… ne l’est pas toujours
Imaginez ceci.
Vous arrivez à la retraite avec 1 M$ et vous avez besoin de 60 000 $ par année pour maintenir votre style de vie.
Dit comme ça, ça sonne élevé.
→ 6 % de retrait
→ plusieurs vont dire : « attention »
Mais on oublie presque toujours une chose essentielle :
🔹 Vos revenus ne commencent pas à zéro
Avec le RRQ et la Sécurité de la vieillesse, on parle d’environ 25 000 $ par année.
Donc, en réalité :
→ il reste 35 000 $ à générer avec votre portefeuille
Et là… le portrait change déjà.
Le déclic que peu de gens font
Maintenant, prenons une répartition que plusieurs qualifieraient de « trop agressive » à la retraite :
→ 80 % en actions
→ 20 % en revenu fixe
Voyons concrètement ce que ça donne :
• Partie actions (800 000 $) → environ 16 000 $ en dividendes
• Partie sécuritaire (200 000 $) → environ 8 000 $ en intérêts
→ Total : 24 000 $ de revenus
Donc, le montant réellement retiré du capital est :
→ 11 000 $ par année
Pas 60 000 $.
Pas 35 000 $.
→ 11 000 $
Et c’est là que la discussion bascule complètement.
La vraie question : combien de temps pouvez-vous tenir?
Avec 200 000 $ en placements plus stables et un retrait de 11 000 $ :
→ vous avez environ 18 ans de retraits couverts
Même si nous sommes plus prudents et que nous doublons ce montant pour couvrir les surprises :
→ il reste quand même près de 9 ans de marge
Et ça, c’est crucial.
Pourquoi ?
Parce que ce qu’on redoute, ce ne sont pas les mauvaises années.
C’est devoir vendre au mauvais moment.
Ce que l’histoire des marchés nous apprend
Les marchés ne sont pas toujours agréables à regarder à court terme.
Mais sur la durée :
→ environ 1 année sur 3 est négative
→ sur 5 ans, ça tombe à environ 1 sur 5
→ sur 10 ans… c’est l’exception
Ce que ça veut dire concrètement :
🔹 plus nous avons de temps devant nous, moins le risque réel est élevé
Et avec plusieurs années de coussin :
🔹 nous achetons justement ce temps
Et si tout va mal?
Prenons un vrai choc : 2020.
Les marchés chutent d’environ 35 % en quelques semaines.
Votre portefeuille passe de :
• 800 000 $ → 520 000 $ en actions
• 200 000 $ → stable
Total : 720 000 $
Maintenant, posons nous honnêtement ces questions :
→ votre besoin de revenu a-t-il changé ? Non
→ vos rentes publiques sont-elles arrêtées ? Non
→ les entreprises cessent elles toutes de payer dividendes ? Non
Donc, qu’est-ce qu’on fait ?
🔹 on continue comme prévu
🔹 on retire environ 11 000 $
🔹 et surtout… on ne touche pas aux actions
Résultat : on laisse le marché respirer.
Là où ça devient vraiment coûteux
Le vrai danger ne vient pas toujours du marché.
Il vient souvent de la stratégie.
Un portefeuille trop conservateur peut facilement générer 2 % de moins par année.
Et 2 %, ça ne semble pas énorme…
Mais sur 25 ans :
→ 1 M$ à 5 % ≈ 3,4 M$
→ 1 M$ à 7 % ≈ 5,4 M$
🔹 2 millions de dollars de différence
Sans changer votre vie aujourd’hui.
L’objection que nous entendons tout le temps
« Mais j’en aurai pas besoin, de cet argent. »
Et nous comprenons.
Mais la question n’est pas là.
Ce n’est pas une question de besoin.
C’est une question de possibilités.
Ce que l’argent permet vraiment
Un portefeuille qui croît, ce n’est pas pour accumuler « pour rien ».
C’est pour :
→ aider vos enfants au bon moment
→ dire oui à des projets que vous auriez refusés
→ voyager différemment
→ donner davantage
→ transmettre quelque chose de durable
Pas juste un montant.
Une manière de voir les choses.
Une réalité qui fait réfléchir
Warren Buffett est souvent cité pour une raison bien précise :
→ la grande majorité de sa richesse a été générée après 65 ans
Pas parce qu’il est devenu meilleur.
Mais parce que :
🔹 le temps et le capital ont enfin fait leur travail
Repenser l’audace
On associe souvent « audacieux » à « risqué ».
Pour nous, ce n’est pas ça.
🔹 l’audace, c’est refuser de laisser la peur guider des décisions coûteuses
🔹 c’est comprendre avant de réduire le risque
🔹 c’est penser à long terme, même à la retraite
Le piège du confort
Oui, le « petit train » peut aller loin.
Mais ce qu’on dit moins souvent :
→ il arrive parfois très lentement
→ et il laisse beaucoup d’argent derrière
En résumé
Une bonne stratégie de retraite, ce n’est pas d’éviter toute volatilité.
C’est :
→ structurer intelligemment ses revenus
→ se donner du temps
→ et surtout… éviter de surprotéger au point de nuire à long terme
Précision importante
Ce contenu est présenté à titre informatif seulement et ne constitue pas un conseil en placement personnalisé. Chaque situation financière est unique, et les stratégies présentées peuvent ne pas convenir à tous.
Avant de prendre une décision, il est essentiel de considérer votre situation complète : objectifs, tolérance au risque, horizon de placement et fiscalité.
👉 Rien ne remplace une discussion adaptée à votre réalité.
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